Événements/Interviews

10 questions à Dombrance. (PANORAMAS 17)

DOMBRANCEEE

Dombrance

Samedi 20 avril, après m’être pris plusieurs claques lors de la première soirée du Festival Panoramas, je suis allé discuter avec Dombrance, multi-instrumentiste talentueux très sympatique.

Que signifie Dombrance ?
Alors mon nom, cela vient de l’anagramme de mon prénom et de mon nom qui a donné Albert Dombrance et j’ai gardé Dombrance.
Je trouvais que c’était sympa, c’est un mot qui n’existe pas, c’est ça qui m’a plu au départ. Cela fait pas mal d’années maintenant que j’ai ce nom la et je l’ai gardé.

Tu étais membre du groupe Brooklyn, tu as commencé ton projet Dombrance en 2004 avec un album puis tu es revenu sur les devants de la scène en 2012 avec un Ep sur le label Kitsuné, pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

En fait ce n’est pas une question d’attente. Après mon premier album, cela a été un peu compliqué, avec ma maison de disques, etc…

Et je crois que j’avais vraiment besoin de prendre du temps afin travailler pour les autres et non plus pour travailler pour moi. Donc j’ai fait beaucoup de production, j’ai travaillé beaucoup avec Brooklyn, on a beaucoup tourné ensemble. De mon côté je cherchais des choses et je ne trouvais pas vraiment. Et puis en fait tout à démarré avec le morceau « The witch ». J’ai composé ce morceau et la je me suis dit « wow super, il y a vraiment un angle qui me plaît », et cela m’a fait redémarrer le projet.

 

 

Comment s’est fait la rencontre avec Kitsuné ?

Ils ont eu le morceau entre les mains, ils m’ont contactés pour une première compilation, après ils étaient chauds pour sortir le maxi avec les remixes et ensuite ils ont sorti un autre trake, « Donna », sur une autre compilation. Donc cela s’est fait un peu de fil en aiguille, c’est eux qui m’ont contactés en fait. Kitsuné, c’est un label de têtes chercheuses, ils sont à l’affût des nouveautés, donc cela s’est fait assez naturellement.

 

 

Tu fais aussi parti du groupe live de David Shaw, comment cela se passe, que fais tu exactement dans le groupe ?

David je l’ai rencontré il y un an, c’est une véritable histoire d’amour, c’est à dire que moi je ne voulais plus trop faire de scène à ce moment la. J’étais vraiment dans mes nouveaux projets et puis Antonin, mon tourneur, m’a fait écouté l’album de David et je suis tombé raide dingue de ce disque. J’avais déjà rencontré David sous le nom de « Siskid », on s’était déjà croisés mais nous n’avions pas passé plus de temps que cela ensemble. Quand j’ai écouté l’album, j’ai pris une claque, je me suis dit « c’est énorme, je veux le rencontrer » et à ce moment là il avait un peu des difficultés pour la scène, pour trouver quelqu’un pour l’accompagner et j’ai fait un peu le forcing en disant « je suis ton homme ».

La première date qu’on a fait ensemble qui était les Bars en Trans (en marge des Rencontres Transmusicales de Rennes, NDLR). On a eu 10 jours pour répéter à fond et puis on s’est rendu compte que on était assez proches. C’est à dire qu’on est tout deux producteurs, multi instrumentistes, chanteurs, etc… Et c’était une alchimie en fait.

Je me suis tout de suite mis au service de ses morceaux et sur scène il s’est tout de suite passé un truc, ou encore même pendant les répétitions, il y avait vraiment quelque chose d’incroyable quoi. Donc là, ça fait un an que l’on tourne et je suis très fier de ce que l’on fait, je prends beaucoup de plaisir à jouer avec lui sur scène. Je joue des pads, du synthé, du chant, lui fait des synthés, de la guitare et le chant lead. C’est vraiment une bonne expérience.

Je crois que j’avais besoin à ce moment là de changement. Avec Brooklyn, on tournait mais c’était très rock, donc j’ai appris à dompter la scène comme un rockeur le fait, c’est à dire avec la guitare, etc… Mais j’ai toujours passé beaucoup de temps en club et ce que je préfère faire, finalement, c’est danser. David m’a apporté tout de suite ça : on joue live, je tape sur des pads, on joue sur des synthéś, on chante… Niveau corporel, je suis en train de danser et moi cela m’a tout de suite plu et je m´éclate vraiment là dedans.

 

Est ce que vous composez ensemble ou tu l’accompagnes uniquement en live ?

Pour David Shaw & The Beat, je l’accompagne uniquement en live mais nous avons un autre projet ensemble.

Je suis en train de monter un tout nouveau projet qui s’appelle le DBFC qui sortira en octobre sur le label de David. Ce sont de nouveaux morceaux qui sont composés par moi et David est auteur, sur ce projet. On sera quatre sur scène. C’est vraiment un mélange de toute la culture que j’ai : la culture pop, anglo-saxonne, et la culture club.

Quelles sont tes influences pour ce nouveau projet ?

Les influences pour DBFC vont de Primal Scream, à LCD Soundsystem, à Soulwax en passant par les Talking Heads….

En fait ce sont tout les groupes qui jouent de la musique organique live, avec cette envie de faire danser les gens mais pas juste dans le côté électronique, vraiment dans le côté disco dans les beats. D’avoir cette espèce de truc où c’est toujours en train de groover, tu es toujours en train de danser mais il y a la fois un côté psychédélique et pop. C’est un gros projet que je suis en train de monter, David participe au truc et cela va arriver bientôt.

Il y aura un album pour DBFC ?

Oui je pense qu’il y aura un album. Là, on va sortir un EP de 4 titres sur le label de David Shaw qui s’appelle HMS et après j’espère enchaîner sur un album. Ainsi que sur un live, parce que c’est vraiment le truc que j’ai envie de faire sur ce projet.

Est-ce que tu mets en pause Dombrance pour te consacrer à DBFC ?

Non, je ne mets pas en pause Dombrance, parce que sur ce projet, justement, je m’éclate a faire des morceaux très clubs, je produis pas mal de remixes. Je pense sortir un ou deux tracks club, mais justement je n’ai pas de projet d’album sur Dombrance. Pour moi c’est vraiment un truc fun où je m’amuse, j’ai envie de faire danser mes potes et les gens.

Est ce que tu as prévu de voir des artistes en particulier ce week-end à panoramas ?

Pour être très honnête, au niveau de la prog, je ne connais pas tant de monde que ça. Je connais plus les artistes de la soirée d’hier.

J’étais un vieux fan de Mr Oizo, j’adore les Who Made Who, parce que justement je trouve qu’ils font parti, dans mes références, des groupes qui mêlent la  culture club et cette culture organique de jouer, de faire danser les gens, tout en ayant un groupe basse/batterie etc…

Donc aujourd’hui je connais moins de monde, mais je pense que je vais découvrir des artistes si j’ai le temps, entre mes sets.

J’ai vu sur facebook que tu étais vraiment excité à l’idée de jouer à Panoramas cette année, tu connaissais le festival avant ?

Non, Antonin (mon tourneur) m’en avait parlé, je sais que le public est super. Et puis moi cela fait peu de temps finalement que je suis Dj, je me suis vraiment mis au mix il y a moins d’un an. Je suis un musicien à la base, c’est un peu nouveau pour moi donc je suis excité de tout. Donc là à l’idée de jouer ce soir devant des gens, dans un grand club, je suis à fond, je n’ai qu’une hâte c’est de jouer mes remixes, les morceaux des potes, de pouvoir les tester devant plein de monde, c’est excitant.

Le mot de la fin ?

Je salue tout les lecteurs de Trainee Records, j’espère que je vais bien m’éclater ce soir !

 

Merci à Julie & Patricia de Aoura et bien évidemment à Dombrance pour cette interview !

 

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